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Parage et piquage de la tige

C’est la phase de "couture" du dessus de la chaussure

dimanche 10 février 2008, par Sophie bottière

Cette seconde phase de construction de la tige consiste à coudre ensemble les différents morceaux préparés lors de la phase précédente.

Je commence par assembler ensemble les quartiers de doublure par une couture qui se trouve à environ 1,5 milimètre du bord du cuir.

A cet endroit, il n’y aura jamais de parage (amincissement du cuir) sur ce cuir à doublure, qui est du veau blanc..

Voici la mise en place du passepoil, ce petit bord en chevreau qui vient délicatement habiller les bords du soulier. On retrouve ce passepoil dans les plus belles fabrications. Le fin du fin est de décaler la couleur du passepoil par rapport à celle de la tige.

Ensuite, je mets en place le dessus sur doublure (la doublure des quartiers). La ligne blanche que l’on apperçoit sur les quartiers du dessus est la "coulisse", pièce de tissus de coton tissé serré qui bride les quartiers, c’est à dire qui empèche le soulier de "bailler" aux pieds de son propriétaire.

Je pose ici la claque sur sa doublure. La languette est ourlée de passepoils.

Il s’agit ici de la préparation du fil de la couture du plateau. Je l’enduits de poix que je chauffe ensuite en le frottant avec un morceau de cuir. Ceci permet de répartir uniformément la poix et d’enlever tout excédent. Il sera ensuite enduit de cire d’abeille afin qu’il ne colle plus aux doigts.

Je commence à coudre le plateau. Cette couture particulière est difficile à réaliser, car c’est la force et la régularité du geste qui permettent d’obtenir ce bourlet, qui est formé sans l’aide d’aucun support. Elle se nomme une couture lacée.

Voici l’avant de la tige avec le plateau complètement cousu. On admirera la régularité des points.

Je termine en assemblant l’arrière et l’avant de la tige. Cette phase s’appelle le "claquage".

La phase suivante est le montage


Cet article avait fait l’objet d’un message :

17 février 13:23, par Jean-Michel

Bonjour Sophie,

Je suis impressionné par le travail que nécessite la fabrication d’une paire de chaussures sur mesure. J’avoue que je ne soupçonnais pas le talent que doit déployer un bottier.

Merci en tous cas pour ces articles, qui m’ont donné envie de me faire faire des souliers sur mesure et bravao pour votre site.

Reste à convaincre mon banquier :-)

Messages

  • Bonjour,
    je suis moi aussi impressionnée par le travail à accomplir pour la réalisation d’une chaussure ! bravo
    Pouriez-vous me communiquer les coûts des matières premières que nécessite la réalisation d’une paire de chaussure ?
    Un grand merci d’avance

    • Bonjour,

      Le coût des matières peut varier du simple au double, voir plus quand on va sur des peaux exotiques. Je parle évidement de la mesure

      Pour une paire mesure les matières premières comme du box plus les différents cuirs rentrant dans la compositon du soulier revient à 800 euros.

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